Intervention de Franck Louvrier en séance sur le projet à Notre-Dame-des-Landes

Monsieur le Président, mes chers collègues,

L’urgence ce n’est pas le référendum, c’est l’évacuation de la ZAD.

Le préalable à cette consultation sans valeur juridique c’est l’application de la loi, l’arrestation de ces délinquants qui saccagent Nantes encore la semaine dernière, la sanction de ces actes illégaux.

La Région est dans son rôle quand elle mobilise les Ligériens via une pétition :

  • son succès -près de 20 000 signatures- est la démonstration que cette pétition a un intérêt régional puisque ces occupations pourrissent la vie de bon nombre de riverains du site mais aussi d’habitants de notre territoire
  • L’image de notre Région par ce laisser faire est particulièrement détériorée. Nous sommes dans une région où une base arrière de militants de la décroissance font régner la peur et le désordre. Parfois quand j’entends les commentaires je me demande si il faut mieux être Zadistes qu’élus de la République !

Nous avons choisi notre camp : celui de l’intérêt régional plutôt que du désordre.

Notre institution ne pouvait pas rester aphone devant un tel cahot. Les 60 000 euros mobilisés pour cette pétition sont une goutte d’eau bien utile pour la prise de conscience de chacun devant le torrent de dépenses que j’ai pu connaître dans l’opposition :

  • En 2014, 250 000 euros pour contester la réforme territoriale du gouvernement soutenu par la majorité régionale de l’époque !
  • En 2009, quelques mois avant les élections régionales, une campagne des socialistes de 300 000 euros sur « nos valeurs ne sont pas cotées en bourse »

La question que l’on doit se poser c’est le coût pour le contribuable depuis plusieurs années des forces de l’ordre mobilisées, des dégradations répétées, de l’image négative de notre région et ses conséquences sur notre économie. Qui paye VINCI si les travaux ne débutent pas ?

Nous n’avons pas été élus pour être les dindons de cette farce politicienne qui a pour conséquence la détérioration de notre développement économique et touristique.

Monsieur le Président, mes chers collègues,

Je vous demande de ne pas accepter ce référendum si nous n’obtenons pas en amont l’évacuation de cette zone de non droit.

Lors des dernières et grâce à la pétition, les Ligériens se sont prononcés à plusieurs reprises.

Nous ne pouvons être les otages de ces négociations politiciennes.

Ce procès n’est rien d’autre que de l’enfumage pour gagner du temps et invalider la DUP.

Faisons évacuer et évitons de perdre de l’argent par cette proposition présidentielle mal ficelée, illégitime.

 Franck LOUVRIER

Vice-Président du Groupe Les Républicains