Ferroviaire : En préparant l’ouverture à la concurrence par une expérimentation, la Région agit de manière responsable.

15/12/2016

Coup de théâtre à la Région. Alors qu’il y a quelques jours les Socialistes avaient violemment dénoncé l’expérimentation de l’ouverture à la concurrence que propose la majorité régionale, évoquant même un « coup politique » et un « choix dogmatique ». Ils ont aujourd’hui refusé le débat à la session du Conseil régional, sans doute gênés par le fait que cette expérimentation a été proposée aux régions par Manuel Valls lui-même et que le groupe PS au Parlement européen a voté pour l’ouverture à la concurrence hier. Et surtout par les propos que tenait Christophe Clergeau il y a un an, lorsqu’il évoquait l’ouverture à la concurrence comme « une perspective pour l’amélioration des services et de l’offre ferroviaire. Cela doit être une possibilité».

Quant aux élus régionaux du Front National, ils ont déclaré être favorables à cette expérimentation alors même que Marine Le Pen s’oppose totalement à l’ouverture à la concurrence dans le ferroviaire, allant même jusqu’à déclarer qu’il faut « réaffirmer le monopole de la SCNF ». Et que le groupe Front National a voté contre l’ouverture à la concurrence au Parlement européen, pas plus tard qu’hier.

Où est la cohérence dans ces prises de position politiciennes !

En préparant l’ouverture à la concurrence par une expérimentation, la Région agit de manière responsable. Il serait totalement déraisonnable d’aborder une évolution aussi profonde sans l’avoir préparée et sans en avoir évalué concrètement toutes les conséquences.

Cet esprit de responsabilité doit être celui de tous ceux qui sont attachés à la qualité du service que les usagers sont en droit d’attendre, puisque ce sont eux qui en paient le prix à travers l’achat de leur billet ou le paiement de leurs impôts.

Roch BRANCOUR, Vice-Président de la Région des Pays de la Loire